Le shiatsu aux 10 000 visages

 

Contrairement à une idée reçue, le shiatsu est de création relativement récente. C’est vers 1915 que le Japonais Tamai Tempaku forge ce terme qui signifie « pression (atsu) des doigts (shi) » ou « digitopression ».

 

Une deuxième idée reçue est tout aussi fausse : le shiatsu n’est pas simplement le nouveau nom du massage traditionnel japonais, l’anma, longtemps associé à la pratique médicale, avant d’être relégué dans les établissements de bains. En réalité, le shiatsu tente de concilier l’Orient et l’Occident, l’anma et la chiropaxie, la médecine traditionnelle chinoise et les acquis de la science moderne.

 

À partir des années 1970, le shiatsu se propage aux États-Unis, en Europe, dans le monde entier. Il existe aujourd’hui 10 000 écoles de shiatsu : Zen shiatsu, shiatsu myo-énergétique, shiatsu macrobiotique, Tao shiatsu, shiatsu du mouvement… Il existe même un shiatsu équin et canin. Cela rend le shiatsu très difficile à cerner et à définir.

 

Pour le ministère japonais de la santé, « le shiatsu est un traitement qui utilise les pouces et les paumes des mains pour faire pression en certains points du corps humain afin de corriger ses irrégularités et de conserver ou d’améliorer sa santé ». Quant à l’Organisation mondiale de la santé et à la Commission européenne, elles l’envisagent comme une médecine traditionnelle ou parallèle.

 

Le Tantsu ou la forme terrestre du Watsu

Dès 1980, Harold Dull développe le Tantsu® pour transposer sur terre les principes et les bénéfices du Watsu. Son but est de disposer sur terre d’une « technique » transposant la liberté de mouvement, le pouvoir maternant et la proximité qui, dans l’eau, caractérisent le Watsu. D’autant qu’il n’est pas toujours possible d’avoir à sa disposition un bassin d’eau chauffée à 35 degrés !

 

Dans le Tantsu, le donneur est amené à porter le receveur comme il le ferait dans une séance de Watsu. En effet, le « berceau » représente une spécificité du Tantsu : avec ses bras, ses cuisses, etc., le donneur fabrique une sorte de berceau humain pour soutenir le corps du partenaire.

 

En plus des bénéfices apportés par les étirements et les pressions du Zen shiatsu, les deux partenaires peuvent vivre les états méditatifs, les libérations émotionnelles et les connexions énergétiques qui sont si puissants dans les pratiques du tantra : le Tantsu se définit étymologiquement comme un shiatsu (-tsu) tantrique (Tant-).

 

Comme le Watsu également, le Tantsu vise à explorer le mouvement et à libérer le corps. Au Flot libre du Watsu, correspond la Forme libre du Tantsu. L’essentiel est que les deux respirations et les deux coeurs soient connectés.

 

En 1980, Harold Dull crée un Tantsu destiné à des praticiens maîtrisant déjà les étirements et les pressions du Zen shiatsu et apprenant de longs enchaînements souvent très techniques. À partir de 2006, il développe un Tantsu susceptible d’être pratiqué par les couples ou entre amis. Ce nouveau Tantsu n’exige plus de connaître les techniques du Zen shiatsu ou de mémoriser de longues séquences. Une soirée suffit pour apprendre un « berceau » simple permettant l’exploration du mouvement, la connexion des respirations et l’union des coeurs.

 

Car c’est ainsi que Harold Dull conçoit le Tantsu : un « yoga du coeur ».

 

Plaquettes des prochains cours

Plaquette de présentation du Basic Tantsu & Oceanic Somatic du 3 au 9 juin 2020 à Montbrun‐Bocage (près de Toulouse)
Presentation stage Tantsu ocean ic soma[...]
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Plaquette de présentation du shiatsu 1 pour Watsu du 27 au 31 août 2020 à Neufchâteau (région wallonne, Belgique)
Plaquette shiatsu 1 pour Watsu Belgique [...]
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